Bélus
Pays d'Orthe
                     
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"Raconte nous maîtresse l'école d'autrefois" Par Christine Lanusse -1992-

  • I-L'école dans la Société:
  • II-Bélus: Son histoire dans l'histoire
  • III-Les instituteurs
  • IV-Les photos de classe


    Citations:

    V.HUGO: "L'école est sanctuaire autant que la chapelle..."




    GUIZOT répond: "Il faut donc tâcher de rendre toutes les Communes propriétaires d'une maison d'école de même qu'elles le sont d'une église". (1833).




    DANTON: "L'instruction est après le pain le principal besoin de l'homme".




    Jules FERRY: "Je me suis fait serment: entre tous les problèmes du temps présent, j'en choisirai un auquel je consacrerai tout ce que j'ai d'intelligence, tout ce que j'ai d'âme et de coeur, de puissance physique et de puissance morale: c'est le problème de l'éducation du peuple". 10 Août 1870.



    A travers ces pensées se trouvent résumés et le crucial besoin qui se fait sentir en France tout au long du XIXe siècle et le lent cheminement des hommes qui oeuvreront à la réalisation de leur idéal: l'instruction populaire.

    Généralités: Au temps de GUIZOT

    1833: Date importante sur le plan national puisque Guizot, Ministre de Louis-Philippe, cherche à développer l'enseignement primaire. Il oblige les communes à entretenir une Ecole mais les enfants ne sont pas obligés de la fréquenter et l'enseignement demeure payant.

    Les parents doivent verser une rétribution mensuelle à l'instituteur; celle-ci est fixée par le Conseil Municipal et vient s'ajouter au traitement fixe payé par la Commune.

    "L'instruction primaire élémentaire comprend nécessairement l'instruction morale et religieuse, la lecture l'écriture, les éléments de la langue française et du calcul, le système légal des poids et mesures". (Guizot)

    "On est encore à l'époque ou le crucifix est de règle dans chaque école, ou le règlement prescrit de réciter les prières, de chanter les cantiques et d'apprendre l'histoire sainte et ou Monsieur le Curé a le droit de visiter les classes".

    Pour mener à bien ses projets, le Ministre a besoin d'hommes qui exercent leur profession comme un sacerdoce laïque. " Un bon maitre d'école est un homme qui doit savoir beaucoup plus qu'il n'enseigne, afin de l'enseigner avec intelligence et avec goût; qui doit vivre dans une humble sphère et qui pourtant doit avoir l'âme élevée pour conserver cette dignité de sentiments, et même de manières, sans laquelle il n'obtiendra jamais le respect et la confiance des familles; qui doit posséder un mélange de douceur et de fermeté car il est l'inférieur de bien du monde dans une Commune..."

    Les écoles de Guizot, qui s'ouvrent dans les villages, sont essentiellement des écoles de garçons, l'instruction des filles étant encore impensable.

    Par contre, les filles, de milieu aisé, peuvent fréquenter les écoles congréganistes dirigées par des soeurs. Ces écoles se sont souvent créées dans les trente premières années du XIXe siècle; 880 congrégations féminines sont ainsi approuvées par Napoléon de 1803 à 1814. "Le recrutement et la formation des postulantes à l'enseignement dans ces écoles se font davantage sur la piété et la bonne volonté que sur des capacités intellectuelles ou pédagogiques prouvées: il s'agit pour ces institutrices de former de bonnes chrétiennes, de préparer leur salut plus que de dispenser des savoirs profanes". (Fabienne REBOUL-SHERRER)

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